Bien’ici Pro / Actus Pro / Obligatoires ou facultatives : quelles formations pour les agents immobiliers ?
Pour obtenir la carte professionnelle (ou carte T) délivrée par la CCI, le législateur impose des niveaux de formation précis.
Post-bac, trois type de formations permettent de se spécialiser en transaction immobilière. À l’issue de ces trois parcours, les élèves repartent avec un niveau d’étude bac+2 ou bac+3.
Le BTS Professions Immobilières reste la voie royale et est accessible en alternance. Le BTS négociation et digitalisation de la relation client est particulièrement recommandés pour devenir négociateur.
Plus généraliste, le BUT techniques de commercialisation est également une passerelle intéressante en vue de devenir agent immobilier. Réalisé en 3 ans, le droit commercial et les techniques de négociation y sont enseignés et peuvent ensuite s’adapter au secteur immobilier.
S’ils ne forment pas directement au métier de conseiller immobilier, ils existent plusieurs DEUST qui peuvent convenir, à l’instar du DEUST maintenance hôtelière, hospitalière et immobilière ou celui dédié au bâtiment et à la construction.
Des licences professionnelles et Bachelors peuvent permettre de se spécialisé en tant que gestionnaire de copropriété, chargé de gestion locative ou négociateur en immobilier complexe.
Pour des postes de directeurs d'agence ou d'autres incluant du management, il sera préférable de se tourner vers des masters juridiques ou des écoles spécialisées comme ESI, EFAB ou IMSI.
Le secteur immobilier attire de nombreux profils en seconde partie de carrière. Deux leviers principaux existent :
La validation des acquis par expérience (VAE) délivre une équivalence de diplôme pour toute personne justifiant d’un an d’expérience en tant que salarié dans une agence immobilière.
Les titres certifiés (RNCP) : de nombreux organismes privés proposent des formations intensives de 6 à 12 mois, reconnues par l'État, spécifiquement calibrées pour les adultes en reconversion.
Régi par la Loi Hoguet et le décret du 21 février 2016, le renouvellement de la carte professionnelle est conditionné par la formation continue. Tout titulaire de la carte (ou collaborateur habilité) doit justifier d'au moins 42 heures de formation continue sur 3 années consécutives.
La FNAIM explique qu’il peut s’agir de "formations de connaissances, de perfectionnement ou de développement des compétences", "d’actions d'enseignement dans la limite de 3 heures/an", "de colloques et ou conférences organisés dans les conditions d'une action de formation, dans la limite de 2 heures/an".
Les thématiques obligatoires sont les suivantes :
Déontologie : 2 heures minimum.
Lutte contre la discrimination : 2 heures minimum.
Lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme (TRACFIN)
Transition Énergétique : suite à la Loi Climat et Résilience, une part significative des formations doit désormais porter sur l'audit énergétique, le calendrier des interdictions de louer (passoires thermiques) et l'accompagnement à la rénovation.
Bien que non détenteurs directs de la carte professionnelle (ils agissent sous l'habilitation d'un titulaire), les agents commerciaux en réseau de mandataires ou en agence vitrée sont soumis aux mêmes obligations de formation continue (42h/3 ans).
Formation interne : La plupart des réseaux proposent des plateformes de e-learning certifiantes.
Responsabilité : Il appartient au titulaire de la carte de vérifier que ses collaborateurs ont bien rempli leurs obligations avant de demander le renouvellement de leurs attestations d'habilitation.
Au-delà de l'aspect réglementaire, la formation en immobilier est un avantage concurrentiel pour vous démarquer sur :
Le digital : en comprenant et en utilisant des outils innovants comme la visite virtuelle, l'IA générative, la data, les réseaux sociaux...
Le conseil technique : pour mieux conseiller acheteur, vendeur, bailleur et locataire, essayez d'aller plus loin dans vos explications du DPE, comment lire un devis de rénovation, ou comprendre le Plan Local d'Urbanisme (PLU).
L'expertise juridique : assurez-vous de sécuriser les compromis de vente face à une réglementation de plus en plus complexe (loi SRU, encadrement des loyers, etc.).